Les perturbateurs endocriniens sont de retour !

Les perturbateurs endocriniens (PE), ces anciens démons sont de retour, toujours plus nombreux, complexes à comprendre, ils sont partout et ils polluent nos Vies.

1991 : Apparition du terme « perturbateur endocrinien » par une Zoologiste Américaine Theo Colborn.

2002 : L’OMS définit les PE comme des substances étrangères produisant dans l’organisme des effets délétères en raison d’une modification du système hormonal ou bien d’en modifier le métabolisme.

Le système endocrinien contrôle des fonctions clés de l’organisme (croissance, reproduction, métabolisme, …) grâce aux hormones. Les perturbateurs endocriniens agissent sur ces hormones, (i) en les empêchant d’agir, (ii) en les substituant, ou (iii) en modifiant leur production. Un exemple est détaillé dans la figure ci-dessous :
Action d’un perturbateur endocrinien, remplaçant une hormone naturelle sur un récepteur, et perturbant ainsi le fonctionnement de l’organisme.

 


Les PE sont en fait caractérisés par des propriétés CMR (Cancérigènes, Mutagènes et/ou Toxiques pour la reproduction). Les conséquences pathologiques principales sont les cancers, du sein chez la femme, de la prostate ou des testicules chez l’homme, malformations génitales et hypofécondité. Mais le pire est sa pathologie « transgénérationnelle »1 : par exemple, la médication du Distilbène (Diéthylstilbestrol), un PE, qui était prescrit à certaines femmes enceintes (qui avaient des avortements à répétition ou accouchements prématurés), a mis en évidence des effets désastreux (in utéro). Et comme le Diable ne s’arrête pas à son premier châtiment, certains PE peuvent s’extérioriser au cours des générations avec des malformations vaginales chez les petites filles ou des malformations urogénitales chez le petit garçon, lors de la première génération et jusqu’à de l’obésité ou d’hypofécondité aux générations suivantes (constaté jusqu’à la quatrième génération).

Les PE présents partout et tout le temps dans notre quotidien

Le drame des PE est que l’on en retrouve chez tous les jeunes (enquêtes EXPPEXT Avril 2014) et moins jeunes !
De plus, les effets perturbateurs pourraient être plus importants à une exposition faible qu’à une exposition forte. En effet, pour la plupart des substances, une exposition à une faible dose pendant une longue durée conduit à une réponse importante de l’organisme.
 En effet, pour la plupart des substances, une exposition à une faible dose pendant une longue durée conduit à une réponse importante de l’organisme. Effectivement, les PE sont présents dans de très nombreux pesticides (PCB, dioxines) mais aussi dans les aliments (Soja,…), les médicaments, les plastifiants (Bisphénol A, Phtalates,…), les conservateurs présents dans les cosmétiques (additifs, certains parabènes) et dans de nombreux détergents6 (en particulier les désinfectants, source ADEME)

Que se passe t-il côté réglementation ?

Est-ce que le principe de précaution est bien posé quand on sait que la réglementation REACH en Europe n’a identifié qu’entre 15 et 29 PE !
La pertinence réglementaire du niveau sanitaire défini par la Commission Européenne sur les PE sera-t-elle suffisante et pertinente ?

 

C’est ainsi que des travaux sont menés par l’ANSES2 sur la Stratégie Nationale sur les Perturbateurs Endocriniens (SNPE27) pour dresser une liste en 2021. Des discussions de comptoirs pour savoir si ce sont des PE avérés, suspectés ou présumés ou pas encore signalés …. Est-ce bien une priorité au regard des effets toxiques constatés, ou est le principe de précaution ?

Parce que d’autres mécanismes entrent en jeu – additivité des substances, synergies, antagonismes, … – et c’est là que se situe la problématique des PE : la complexité et la multiplicité des mécanismes rend les études très complexes. Comment prouver qu’un effet néfaste hormonal existe, et comment prouver que celui-ci est corrélé à une substance spécifique, en particulier à de faibles concentrations ?

Pour faire face à ces questions, la réglementation évolue mais il reste compliqué de prouver qu’une substance possède effectivement un effet perturbateur endocrinien néfaste. La notion de substance PE suspectée existe pour faire face à cette complexité, mais une substance ayant un effet suspecté n’aura pas nécessairement d’effet avéré.

Les autorités françaises travaillent à la mise en place, de 2019 à 2022, d’une Stratégie Nationale sur les Perturbateurs Endocriniens (la première était sur 2014 -18). Cette stratégie n’est pas uniquement réglementaire, car elle inclut aussi un Programme National de Recherche sur les Perturbateurs Endocriniens depuis 2014 (PNRPE). Trois axes principaux sont mis en avant par cette approche : protéger la population, protéger l’environnement et la biodiversité, et améliorer les connaissances. Cependant, au vu des connaissances sanitaires actuelles5, il est nécessaire qu’une démarche scientifique et indépendante soit mise au cœur des décisions.

Dans ce contexte scientifique et réglementaire, comment limiter son exposition aux perturbateurs endocriniens ?

L’Homme a créé un monde pollué à tous les niveaux du biotope.
Eviter l’exposition aux polluants chimiques ou aux PE est quasi impossible4 aujourd’hui.
Alors comment limiter l’exposition ? Et surtout comment changer l’exposition ?
Changer, c’est arrêter de produire ces polluants chimiques, ou bien les maitriser tout au long de la chaine (de la synthèse qui génère des coproduits de réaction aux désinfectants toxiques) afin qu’ils ne puissent atteindre notre Environnement !


Des laboratoires travaillent sur des alternatives saines, par exemple la Chimie du Végétal, inspiration du biomimétisme qui est la solution pour nos générations futures.

 

Dans notre Charte est rappelé « PRIMUM NON NOCERE » reprit d’HIPPOCRATE ou nous affirmons que nos formules sont développées sur des bases scientifiques et une expertise toxicologique d’une extrême exigence sanitaire.
Rejoignez les formulations des laboratoires SALVECO, spécialisés dans les biotechnologies issues du Végétal. Des formulations issues du Végétales, 100 % Biodégradables, mêmes les Désinfectants qui bénéficient des AMMS pour toute l’Europe en TP1 TP2 TP3 et TP4.

Et sans PE garantis !
 

3http://www.perturbateurendocrinien.fr/

1https://www.who.int/fr

6http://multimedia.ademe.fr/infographies/infographie_produits_menagers/index.html

2https://www.anses.fr/fr/content/les-perturbateurs-endocriniens Agence Nationale de Sécurité Sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail

7http://www.consultations-publiques.developpement-durable.gouv.fr/strategie-nationale-sur-les-perturbateurs-a1916.html

5https://www.environnement-magazine.fr/pollutions/article/2019/03/13/123377/trois-questions-andre-cicolella-fondateur-reseau-environnement-sante

4http://sante.lefigaro.fr/article/perturbateurs-endocriniens-ou-les-trouve-t-on-/

! Actu ! Lisez l'article publié dans le Mag 28/05/19