Pollution de l’air : Les composés organiques volatiles (COV), quel est le réel enjeu sanitaire ?

La qualité de l’air est un enjeu de santé publique majeur et constitue une réelle préoccupation des décideurs. Les Composés Organiques Volatils (COVs) font parties des principaux polluants atmosphériques. Les COVs se définissent comme tout composé, d’origine naturelle ou anthropique, qui contient du carbone et de l’hydrogène (à l’exclusion du méthane). Les COVs incluent également des substances plus complexes où certains atomes d’hydrogènes peuvent être substitués par des atomes d’oxygène, d’azote, de soufre, ou des halogènes (en particulier le chlore ou le fluor). Ces composés se trouvent à l’état de gaz ou de vapeur dans des conditions normales de température et de pression.

 

A ce jour, plus de 300 COVs ont été répertoriés dans l’air extérieur. Ils constituent un groupe de substances hétérogènes dont l’impact sur la santé et sur l’environnement est fortement dépendant de l’origine et donc de la nature de ces substances. Les COVs peuvent être issus des activités humaines (transports, combustion, procédés industriels, déchets solides) ou être d’origine naturelle. Les plantes notamment diffusent différents types de COVs dans l’atmosphère, pouvant représenter environs 90% des COVs en milieu non urbanisé. Néanmoins, il semblerait que les effets sur la santé des COVs naturels sont bien moindres que ceux issus des sources anthropiques telles que la combustion d’hydrocarbures. Dans ce contexte, des études récentes ont montré une corrélation entre la température extérieure et la production de COVs naturels. Cependant, il est considéré que ces COVs naturels n’induisent un risque potentiel pour la santé humaine que lorsque des conditions bien particulières sont présentes. En milieu urbain, lorsque de fortes chaleurs sont associées à un rayonnement solaire important, les COVs d’origine naturelle peuvent subir des réactions conduisant à la production d’ozone et de particules fines. Cependant, ce risque transitoire est à nuancer au regard de l’impact de la pollution atmosphérique générée de manière continuelle par la combustion d’hydrocarbures issus essentiellement des activités humaines (constats de chercheurs du CNRS : http://www.lemonde.fr/planete/article/2017/05/20/les-arbres-peuvent-degrader-la-qualite-de-l-air_5131024_3244.html.).

 

Par ailleurs, la pollution de l’air intérieur représente également un enjeu sanitaire important. Plus de 500 COVs ont été décelés dans l’environnement intérieur. Ces composés sont générés principalement par des meubles, produits d’entretien, cosmétiques, bois, tabac etc. Le nombre de COVs ainsi que leurs concentrations dans l’air intérieur sont nettement plus élevés que ceux détectés dans l’air extérieur. Ce constat a évidemment une implication majeure sur les risques sanitaires associés à ces COVs, dans la mesure où la population passe en général 90 % de son temps en intérieur. A nouveau, l’impact sanitaire de ces COVs est fortement dépendant de la nature chimique de ces substances. Ainsi, des études récentes ont mis en évidence que les COVs les plus volatils et les plus réactifs sont également les plus toxiques. Ceux-ci appartiennent notamment à la famille des hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAPs). Ceux-ci incluent le toluène, le benzène et le xylène, des solvants couramment utilisés dans l’industrie et dont l’exposition sur le long terme peut engendrer des effets chroniques sur la santé. Certains alcools (méthanol, propanol), des composés halogénés ou encore des aldéhydes (formaldéhyde) sont également décrites comme cancérigènes avérés ou probables et/ou perturbateur endocriniens chez l’homme. Les cas de cancers issus d’une exposition professionnelle au méthanol et au formaldéhyde sont à présent avérés.

Enfin, certaines études épidémiologiques ont révélé l’existence d’un lien entre d’autres types de COVs (certaines huiles essentielles, ou certains acides comme l’acide acétique) et l’apparition de réactions allergisantes principalement de type respiratoire. Cependant, il semble que le potentiel sensibilisant de ces substances ne s’observe qu’à des doses bien supérieures à celles présentes dans les formulations.

 

En conclusion, deux types de COVs peuvent être distingués :

- des COVs hautement nocif dont l’exposition sur le long terme peut engendrer des effets majeurs sur la santé. Ceux-ci sont essentiellement issus de la pétrochimie et de la combustion d’hydrocarbures. Ces substances sont généralement persistantes, bioaccumulables et une exposition répétée peut induire selon les substances considérées de potentiel effets perturbateur endocrinien, ou des maladies chroniques telle que le cancer.

- des COVs à moindre effet (tel que les COVs d’origine végétale) dont l’exposition peut générer un potentiel effet sur la santé uniquement dans des conditions particulières (pic de chaleur associé à une pollution atmosphérique).

Une liste des COVs les plus problématiques nécessitant un suivi de leur concentration dans l’atmosphère a été publié par le Ministère du Développement, de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques du Québec (http://www.mddelcc.gouv.qc.ca/air/cov/liste.htm).

 

Dans ce contexte, SALVECO n’utilise aucune de ces substances répertoriées. Néanmoins, certaines de nos formules sont parfumées. Cependant, dans le but de favoriser le confort d’utilisation de nos produits, SALVECO a choisi d’utiliser exclusivement des substances parfumantes 100% d’origine naturelles telle que les huiles essentielles. Comme indiqué précédemment, ces substances ne peuvent induire de sensibilisations qu’à des concentrations élevées. Or, dans un souci de garantir l’innocuité de ses produits et d’éviter l’inhalation de ces substances, SALVECO veille à utiliser des concentrations bien en dessous des seuils pouvant déclencher des réponses de type allergiques.

De plus, afin d’assurer une utilisation en toute sécurité, SALVECO porte un soin particulier dans la définition de ses formulations, et propose des produits 100% biodégradables, non bioaccumulables, ne représentant ainsi aucun risque pour la santé et pour l’environnement.