Perturbateurs endocriniens : SALVECO vous en parlait déjà il y a 20 ans…

Un peu d’histoire :

Dans les années 90, les batraciens vosgiens tendent à disparaitre : constat effectué par le Dr Stephan AUBERGER, natif de la région et étudiant en Sciences. En effet au fur et à mesure du temps, le coassement des ribambelles de grenouilles disparu pour laisser place au silence…

A cette période, le Dr Stephan AUBERGER prépare sa thèse à l’université de Nancy, portant sur des formulations végétales à visée industrielle. Il a alors déjà l’idée en tête qu’il faut absolument réagir pour trouver des alternatives à la chimie fossile, polluante et nocive pour l’Homme et son environnement.

C’est ainsi que quelques années plus tard, les laboratoires de Chimie Végétale SALVECO voient le jour !

Lors d’un reportage pour 90’Enquêtes en 2011, le Dr Stephan AUBERGER est alors convaincu que la disparition des batraciens est liée à la pollution humaine, cocktails chimiques et autres perturbateurs endocriniens, qui aurait un effet sur leur système de reproduction et/ou sur les juvéniles...  

Dans la même année, une étude américaine (réf ci-dessous) confirme ce postulat et démontre les conséquences désastreuses de « l’effet cocktail » de la pollution chimique sur des têtards

 [Source : « La preuve par les grenouilles » de Yann Verdo pour Les Echos] :  http://www.lesechos.fr/idees-debats/sciences-prospective/0211730053150-la-preuve-par-les-grenouilles-2060985.php

[Source de l’article scientifique : Gibert et al. 2011. Bisphenol A indices otolith malformations during vertebrate embryogenesis. BMC development Biology.]

 

Aujourd’hui :

Les produits commercialisés et utilisés dans la vie quotidienne contiennent des substances chimiques de synthèse pour lesquelles l’impact sur l’homme et l’environnement est insuffisamment caractérisé. Ces « nouvelles molécules » sont qualifiées de contaminants émergents et comprennent une large gamme de substances, dont un bon nombre est reconnu comme toxique. Parmi ces produits chimiques complexes, certains d’entre eux sont suspectés d’avoir des effets de perturbateurs endocriniens (PE) et induisent des dérégulations des voies de signalisations hormonales aussi bien chez l’homme que chez l’animal.

Selon la définition de l’OMS, un perturbateur endocrinien est défini comme une substance ou un mélange (d’origine naturelle ou artificielle) exogène qui altère les fonctions du système endocrinien et entraine en conséquence des effets néfastes sur la santé d’un organisme ou de sa descendance. Divers PE sont utilisés dans les produits de consommation courante et se retrouvent dans notre environnement. Leur toxicité est due à leur action mimétique des hormones naturelles induisant des  perturbations directes ou indirectes des systèmes hormonaux. L’exposition chronique aux PE est suspectée d’être à l’origine de nombreuses pathologies, notamment des cas d’infertilités, de certains cancers, et de troubles neurologiques et métaboliques (Belpomme 2016). Des impacts majeurs sur l’environnement ont également pu être mis en évidence, dont les cas d’hermaphrodisme chez les amphibiens ou encore l’induction de micropénis chez l’alligator font partie des preuves les plus flagrantes (Arukwe et al. 2016). Les PE peuvent également induire des impacts sur le développement cérébral et notamment pendant la vie embryonnaire en altérant le processus de neurogènèse.

En effet, les hormones thyroïdiennes sont impliquées dans la neurogènèse  pendant la vie embryonnaire, et jouent divers rôles dans le développement précoce du cerveau. Ainsi, l'exposition aux PE pendant la vie embryonnaire peut potentiellement induire de grave problème neurologique chez le fœtus (Préau et al. 2015).

 Source: Cravedi et al. 2007

Les problématiques associées aux PE ont fait l’objet d’une couverture médiatique importante ces dernières années (e.g. parabènes présents dans les cosmétiques, bisphenol A utilisé dans les biberons, cf. liste ci-dessous). Cependant, en l’absence d’obligation réglementaire à ce jour, le potentiel des produits chimiques d’agir en tant que perturbateurs du système endocrinien reste insuffisamment évalué. Dans ce contexte, la technologie SALVECO fabrique des produits efficaces, biodégradable et non bioaccumulables, composés intégralement de substances 100% d’origine naturelle, dont aucune ne figure dans la liste des substances les plus toxiques. Ainsi, SALVECO garantie l’innocuité de ces produits aussi bien pour la santé humaine que pour l’environnement.

Liste non exhaustive des substances potentiellement « Perturbateur Endocrinien »

Liste des substances

Methylbenzethonium chloride

Phenol (greater than 1.5 percent)

Parabenes

Phtalates

Triclocarban

Triclosan

Cloflucarban

Hexylresorcinol

Fluorosalan

Poloxamer

Povidone-iodine

Hexachlorophene

ammonium ether sulfate

ethyleneoxy

phosphate ester of alkylaryloxy polyethylene glycol

Secondary amyltricresols

Sodium oxychlorosene

diéthylstilbestrol

 

 

 

Références bibliographiques :

Arukwe AMyburgh JLangberg HAAdeogun AOBraa IGMoeder MSchlenk DCrago JPRegoli F,& Botha C.(2016)      Developmental alterations and endocrine-disruptive responses in farmed Nile crocodiles (Crocodylus niloticus) exposed to contaminants from the Crocodile River, South Africa. Aquatic Toxicology, 73, 83–93.

Belpomme D. (2016) Comment naissent les maladies et que faire pour rester en bonne santé. Editions Les Liens qui Libèrent, Paris, 418 p.

Cravedi J.P., Daniel Zalko D., Savouret J.F ., Menuet A.,  Jégou B. (2007) Le concept de perturbation endocrinienne et la santé humaine. MEDECINE/SCIENCES 2007 ; 23 : 198-204

Gibert et al. 2011. Bisphenol A indices otolith malformations during vertebrate embryogenesis. BMC development Biology.

Préau L., Fini J.B., Dubois G.M. & Demeneix B. (2015) Thyroid hormone signaling during early neurogenesis and its significance as a vulnerable window for endocrine disruption. Biochimica Biophysica Acta, 1849, 112–121.

 

Autres Articles : 

http://www.lemonde.fr/planete/article/2016/11/29/perturbateurs-endocriniens-la-fabrique-d-un-mensonge_5039862_3244.html

http://www.lemonde.fr/idees/article/2016/11/29/halte-a-la-manipulation-de-la-science_5039860_3232.html